ARTISTS OF A DAY.
ADRIEN MISSIKA + GONZALO LEBRIJA
Riding on a BMW motorcycle, Gonzalo Lebrija undertook a journey along the Peninsula Baja California. The choice of the vehicule for this action art is not free: the model in the series R75/5 has an accessory that Lebrija used as a working tool. Indeed, the two chrome plates on Riding on a BMW motorcycle, Gonzalo Lebrija undertook a journey along the Peninsula Baja California. The choice of the vehicule for this action art is not free: the model in the series R75/5 has an accessory that Lebrija used as a working tool. Indeed, the two chrome plates on the sides of its gas tank – which has given to the vehicle the nickname of toaster – is used by Lebrija as a mirror reflecting the landscapes that he re-treats with a camera along his journey. The result is a collection of 66 photographs that translate, as a chronicle of travel, the vicissitudes of Lebrija through the Bajacaliforniano territory.
ADRIEN MISSIKA use de nombreuses références au voyage et au romantisme. Elles prennent tout leur sens dans la série « FABRIQUES » (2006-2009) qui donne son nom à l’exposition. Les fabriques de jardin sont des constructions édifiées principalement du XVIIe au XIXe siècle dans les parcs ou les jardins et dont l’inspiration est aussi variable qu’improbable : romantique, grotesque, orientale, imaginaire ou romanesque. Elles ont connu un fort engouement grâce à l’essor du romantisme et des jardins à l’anglaise. L’implantation d’une « fabrique » pouvait répondre à une simple recherche du pittoresque, mais le romantisme de la fin du XVIIIe siècle enrichit leur disposition d’une dimension philosophique. La succession des « fabriques » sur le parcours du promeneur devenait alors un support à la réflexion: cénotaphes (monuments du souvenir), temples de la philosophie, ermitages, grottes.
Ces paysages mystérieux ne sont pour une fois le fruit d’aucun montage. Ils représentent une tour tronquée dans le désert de Retz (en région parisienne), une pyramide glacière dans le parc du château de Maupertuis, ou encore une table de style vernaculaire dédiée aux philosophes dans le parc Jean-Jacques Rousseau à Ermenonville. Voyageur romantique, ADRIEN MISSIKA dépeint une architecture paysagère dont les fonctions sont la contemplation, le jeu et la réflexion sur les relations entre le naturel et le construit, le rationnel et la magie, le décor et la réalité, le nouveau et l’ancien.
(c) galerie laurent godin
(c) ADRIEN MISSIKA


























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